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Par Carole R.

C’est un peuple rempli de résilience, qui a appris, à la dure, à ne pas baisser les bras.

Après qu’un peuple ait traversé la guerre de l’Indochine et la guerre des Américains, comme ils le disent si souvent, après qu’un peuple ait vécu 7 ans dans des tunnels de pierre si étroits et si longs (il y a 250 km de tunnels au Vietnam), comment peuvent-ils autant sourire? Veulent-ils se rattraper d’avoir si longtemps pleuré?

En arrivant au Vietnam, je ne savais pas pourquoi leurs sourires me fascinaient autant.

Mais je sais que c’est maintenant qu’il faut aller se balader dans les rues de Hanoi ou de la si charmante Hoi An.

Maintenant, avant que l’appel du trop moderne, du trop industrialisé, du trop surconsommé ne viennent happer les Vietnamiens et les faire basculer dans le «trop de touristes pour apprécier».

Parce que le Vietnam, c’est la baie de Ha Long, classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, avec ses 1969 îles karstiques. C’est dormir dans une jonque, s’émerveiller autant du coucher que du lever de soleil. C’est se réveiller aux lueurs de l’aube  aux bruits des barques des pêcheurs partis chercher leur pitance pour la journée. C’est aussi siroter un délicieux café (le Vietnam est le 2e producteur au monde de café) en regardant la vie tout autour qui s’éveille.

Il faut, maintenant, voir ce peuple qui renaît à la vie sans avoir peur des bruits et des odeurs que laissent les guerres derrière elles. Il faut redécouvrir avec eux les temples enfouis dans la forêt, les plaisirs d’une promenade en sampan ou en vélo et  les écouter nous raconter leur joie de vivre.

En parcourant le Vietnam du nord au sud, je me suis laissée envahir par  toute l’histoire des boat people et de Kim Thuy, cette écrivaine enracinée depuis à Montréal.

En regardant vivre ce peuple, en me laissant surprendre par leur agilité à traverser les avenues, et leurs vies peut-être, sans s’arrêter, en regardant, la tête haute, toujours tout droit, en les admirant pendant que ces femmes au dos depuis longtemps courbé s’enracinent dans les rizières si vertes, je me suis dit que derrière ces sourires donnés si facilement aux lentilles de nos caméras dans leurs marchés locaux, dans leurs rues étroites et encombrées, je me suis dit que derrière ces sourires… il ne se cache rien!

Mais rien du tout! Leur sourire exprime tout simplement leur joie de nous rencontrer.

Pour cette seule raison, il faut aller au Vietnam. Maintenant.

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